
Product Description En 1979, Jean Musy, alors directeur de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts, nota dans son rapport relatif à un projet de réforme que « l’École des Beaux-arts attendait son historien ». C’est désormais chose faite: Maria Tyl dresse dans cet essai un panorama général de l’École avec comme point nodal les évènements de Mai-68. Mais observer les facteurs du schisme opéré dans la tourmente de 1968 ne revient-il pas à analyser la faillite de ce système? Pour en mesurer les effets, Maria Tyl s’est servie du concept de la théorie des champs développé par le sociologue Pierre Bourdieu et de celui de la sociologie de la perception, conçu par l’historien d’art Michael Baxandall. Elle choisit d’explorer ce moment historique en posant les bonnes questions: cette révolution étudiante qui impose des ateliers populaires dans une institution canonique est-elle de l’ordre de la révolution symbolique rendue intelligible par Pierrre Bourdieu dans son « Manet »? L’organisation de l’enseignement artistique à l’École des Beaux-arts en a-t-elle été profondément modifiée? Cet essai étudie au plus près comment cette révolution peut se traduire au sein du champ particulier qui est celui de l’enseignement artistique français dont l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris est l’enseigne amirale durant ces trois derniers siècles. Maria Tyl ne s’est pas contentée de la théorie. Elle a fait un nombre important d’entretiens avec des professeurs, des membres de l’Académie des Beaux-arts, des artistes qui ont participé aux Ateliers Populaires et des témoins des événements de Mai-68. Elle permet ainsi de constituer un fonds d’archives qui fera date. Préface d’Annie Verger. En frontispice Vivants d’abord, la lithographie de Zao Wou-Ki (1920-2013) réalisée au profit des étudiants pour l’Atelier Populaire des affiches, en mai 1968. About the Author Maria TYL est u
Page Count:
335
Publication Date:
2018-01-01
ISBN-10:
2919318381
ISBN-13:
9782919318384
No comments yet. Be the first to share your thoughts!