
poeme i " o mon ami ": o mon ami, mon vieil ami, mon seul ami, d'entre tout ce passe deja mort a demi rappelle-toi nos soirs de detresse commune, l'ete, dans un jardin public baigne de lune. Apres avoir de rue en rue longtemps erre, nous nous asseyions la, le coeur desespere, sous le feuillage noir entoure de nuit claire. Il faut croire, etre bon, sourire, admirer, plaire, aimer, soupiraient l'ombre et l'eau, toutes les voix nocturnes, qui parlaient et chantaient a la fois. Il faut aimer, venez, nous avons d'enlacantes caresses, murmuraient pres de nous des passantes; et la brise, a travers les fleurs et les rameaux, faiblement repetait encor les memes mots. Il faut aimer, disaient les bouches sur les bouches; mais leurs tendres conseils nous rendaient plus farouches, et nous restions crispes par un orgueil pervers. Un air leger glissait sur nos yeux entr'ouverts, la lune bleuissait les bosquets immobiles, et, dans l'obscurite des berceaux, les idylles chuchotaient.
Page Count:
0
Publication Date:
2009-01-01
No comments yet. Be the first to share your thoughts!